

Né en 1970, pratiquant le dessin et la peinture, Sébastien Mahon intègre l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, et s’orientera entre temps vers une école d'arts graphiques .
Après ses études, quelques expositions personnelles sur Bordeaux, il commence par travailler en tant que «roughman ». En 1995, il part sur Paris, où il poursuit le travail de maquettiste et d’illustrateur dans la communication et le marketing.
Il continue de peindre malgré son activité professionnelle et entame une série de paysages à l'huile.
À partir de cette période, il compose des tableaux à l'huile en assemblant des éléments visuels glanés çà et là. Personnages et situations se détachent sur des fonds d'empâtements ensoleillés, et révèlent peu à peu des paysages oniriques où nature, mer et ville s'accordent sur de fausses perspectives. Malmenant la ligne d'horizon, au profit de vues plongeantes, il fond l'espace du paysage dans sa planéité et celle du champs de la toile.
Sa figuration, assumée et narrative, puise dans l'imaginaire populaire (BD, muralisme) et dans l'exotisme latino-américain: descriptions végétales et urbaines, de visions évanescentes, filmiques, qu'il intitule
« Glorieuses tropicales ».
Une oeuvre vorace, qui fait référence au nouveau monde, celui d'un outre océan qui, par son irrévocabilité picturale, se transformera en ancien monde, probant, légendaire. Une série qu'il déroule en une mythopoïèse.
Après une résidence d'artiste et des premières expositions à l'étranger (New York, Bologne), il part vivre en Chine en 2008, où il passera presque une dizaine d'années. Il s'immerge pleinement dans cette expérience culturelle, qui transformera peu à peu son travail.
A travers des expositions collectives et des collaborations, il évolue vers de nouveaux médiums, découvrant le papier de riz, et s’imprègne de l’énergie spirituelle du pays.
De retour en France en 2019, il revient à Bordeaux, renouant avec ses racines et un nouveau regard sur sa région.
Son œuvre, enrichie par l'ensemble de son parcours, est guidée par ce qu'il nomme « les variations du réel ».
Le caractère occidental de son art et les influences asiatiques marquent une autre approche creative, raison pour laquelle son travail est scindé de période assez distinctes.
Actuellemnent, doté de procédés comme le marouflage, l’usage de l’encre, de techniques mixtes; il explore des visions végétales, en jeu expressif de lumière, invoquant alors son rapport à la nature et au mystère de sa perception.